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UNE AUGMENTATION DE PLUS DE 60 % POUR LES PARKINGS DES VILLES

Dans la nuit du 29 au 30 juin, à l’occasion des émeutes urbaines, Gérard (prénom d’emprunt) a eu peur pour sa voiture. Durant 24 heures, il a stationné son automobile dans le centre-ville, à l’intérieur du parking Chézy-Dinan, moyennant 4, 30 €. Le lendemain, il récidive dans la nuit du 30 au 1er juin, durant le même temps. Mais au petit matin, sa surprise est grande  ! « J’ai payé 11, 70 euros, soit une augmentation de 72 % », indique-t-il. « C’est quand même beaucoup ! Je veux bien comprendre la politique de mobilité douce, sauf qu’elle ne doit pas être au détriment des conducteurs. » 

Gérard n’est pas le seul. « C’est contre-productif pour nos établissements », explique un restaurateur. « Le centre-ville a eu à subir les violences urbaines. Désormais, nous nous retrouvons avec des tarifs hors de prix. Les gens vont finir par ne plus venir. » Même son de cloche chez Françoise. « Les automobilistes ne sont pas leur fonds de commerce électoral. Donc, ils n’en ont rien à faire ! » Pointés du doigt, les élus métropolitains ont augmenté la tarification des douze parkings souterrains de la ville, lors du conseil de Rennes métropole, le 22 juin dernier. 

Désormais, le stationnement revient à 0, 60 €, toutes les quinze minutes, si l’on reste moins d’une heure (soit une augmentation de 0, 20 €) de 7 h à 21 h. « Cela reste toutefois moins coûteux la nuit (0, 30 €), de 21 h à 7 h », précise un agent (voir le site). Seul, le parking de l’Arsenal est moins cher que les autres (0,30 €/1/4 h). Heureusement, les abonnements « nuit » comme de longue durée demeurent encore avantageux (40 euros les trois mois à l’Arsenal, 55 euros pour De Gaulle, 100 euros pour la Vilaine et 70 euros pour les Lices). « Nous voulons faciliter le stationnement résident », assume un élu écologiste. 

Mais comment la métropole explicite-t-elle cette augmentation ? Vice-président, Matthieu Theurier en a expliqué les raisons par les arguments suivants : la baisse de la fréquentation (avec un impact économique) et les besoins de modernisation. « Les tarifs de ces parkings n’ont pas été revus depuis 2009. Ils sont aujourd’hui deux fois moins élevés que ceux des autres métropoles de France. Ils resteront même légèrement en dessous de ce qui se pratique dans les métropoles de France », ajoute-t-il. Mais la principale cause demeure environnementale. « Nous voulons continuer à investir dans nos politiques de mobilités et à inciter aux changements de comportement en lien avec les solutions alternatives à la voiture. Les tarifs de parkings doivent encourager au report vers les transports en commun.»

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