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ROUTE DU RHUM : LE CHACAL EST DE RETOUR

Maxi Banque populaire XI est un bijou de haute technologie et d’innovation de 32 m de long et 23 de large. Taillé pour les plus belles aventures autour du monde, il a été mis à l’eau en avril 2021. Depuis, il a participé à la Transat Jacques Vabre (3e en 2021), effectué une transatlantique d’entraînement vers la Guadeloupe et à la Finistère Atlantique (2e en 2022). Il sera au départ de la Route du Rhum. Entretien avec Armel Le Cleac’h, skipper.

 

C’est la dernière ligne droite avant la Route du Rhum…
Cette épreuve représente l’objectif majeur de la saison pour notre «team». Il y a beaucoup d’impatience, de volonté mais aussi de concentration ; car il faut terminer les ultimes réglages pour être fin prêts, le 6 novembre prochain, lors du départ de la course.

Éprouvez-vous une crainte ?
J’ai l’habitude de ces rendez-vous ! Cela fait 11 ans que je suis sur le circuit. L’envie de gagner cette course est très présente, car la dernière édition s’est mal finie pour nous. Elle fut soldée par une casse du bateau, un abandon trop vite et trop tôt.

Quelles sont vos chances ?
Nous repartons avec notre sponsor, Banque populaire, à bord d’un nouveau navire. Nous l’avons construit pendant deux ans à Lorient avec l’aide de beaucoup d’entreprises qui ont œuvré pour fabriquer cette Formule 1 des mers. Nous l’avons mis à l’eau l’année dernière au mois d’avril. Notre objectif est de prendre notre revanche sur le sort et de remporter la Route du Rhum à titre personnel, pour la première fois.

Votre bateau est-il au point ?
Nous naviguons à bord depuis le mois d’avril. Avec mes coéquipiers (20 personnes), nous avons effectué un aller- retour au mois de mai en Guadeloupe pour nous entraîner au large dans des conditions un peu similaires à celles de la Route du Rhum. Puis, nous avons disputé une course en équipage au mois de juillet pour perfectionner notre ultim.

Comment vous préparez-vous ?
Nous avons mis en place un programme sportif avec Banque populaire depuis trois ans pour avoir le temps d’être bien préparé et de remplir nos objectifs. L’ambition est d’être en haut du podium. L’année prochaine, nous entamerons un tour du monde en solitaire à la fin de l’année. Cette compétition sera semblable au parcours du Vendée Globe, mais avec un trimaran ! L’épreuve partira de Brest et reviendra début février.

D’ici là, il y aura d’autres courses en équipage au printemps…

Nous avons des ambitions pour l’année à venir. En 2024, nous aimerions participer aux JO à Paris. En revanche, je ne disputerai pas le Vendée Globe, mais un bateau aux couleurs de Banque populaire sera au départ de cette course en 2024.

Quelles relations entretenez-vous avec votre sponsor ?
Banque populaire est l’un des mécènes les plus fidèles dans ce sport. Elle a une vraie légitimité et une réelle connaissance de notre monde. Depuis longtemps, elle accompagne de nombreuses écoles de voiles françaises et de nombreux programmes nautiques. C’est un partenaire qui donne envie de continuer et de multiplier les projets.

Comment vivrez-vous le départ ?
Une foule immense viendra admirer les bateaux sur les quais. Ce jour-là, il faut être vigilant et très prudent pour éviter toute collision avec des embarcations suiveuses. L’émotion sera omniprésente, au départ de la course. J’espère qu’elle sera la même à l’arrivée où nous souhaitons une performance la hauteur de nos espérances. Cette course sera un vrai sprint jusqu’en Guadeloupe pour moi et toue mon équipe qui sera derrière moi à terre.

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