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MAROC : DE RENNES VIENT AUSSI LE SALUT

Il est des moments où tout s’arrête ! Il est des instants où la vie des hommes passe après le bien commun. Depuis le tremblement de terre au Maroc, les Français d’origine marocaine sont nombreux à se mobiliser pour leurs familles, leurs proches et leurs amis, restés aux pays. « Nous avons une maison, près de Ouarzazate depuis toujours », explique Saïd Haadar. « Dans notre village, beaucoup de demeures ont été fissurées. Nous n’avons pas été touchés personnellement, bien heureusement et grâce à Dieu. Mais certains sont très atteints dans leur chair ou dans leurs biens. »

UN DE NOS AMIS VA NOUS METTRE À DISPOSITION UN SEMI-REMORQUE, VOIRE DEUX. »

Aujourd’hui, Saïd pense beaucoup aux habitants de la région de Taroudant (sur la route d’Agadir), dans la plaine du Souss. « Là, le bilan est très lourd (voir https://www.challenge.ma/seisme-taroudant-apres-5-jours-sous-les-decombres-une-femme-retrouvee-vivante-267799/). Beaucoup de mes amis, en vacances, sont restés là-bas. Ils inventorient quotidiennement les besoins des résidants. » Pour répondre au dénuement, Saïd Haadar (ancien éducateur à Villejean) et ses amis dans le transport (Mustapha Esseghir, Rachid Sabihi) ne restent pas les bras ballants. « Notre camion de 19 tonnes devrait bientôt partir. Nous attendons l’aval de Rabat. Mais d’après le consulat du Maroc, c’est une question du jour. »

De Rennes, ce collectif  a organisé des points de collecte, à Lille, à Nancy, à Mantes-la-Jolie, à Rouen et Nantes. « Tout est centralisé à Rennes. Les premiers voyages sont financés par les entreprises de mes amis », indique Saïd. « Les transporteurs prennent en charge le salaire des chauffeurs (sept au total) et mettent à disposition les véhicules. Un semi-remorque partant au Maroc, c’est tout de même 1000 litres pour faire le plein et plusieurs milliers d’euros. » 

Au Maroc, les sinistrés ont besoin de vêtements chauds, des toiles de tente, des duvets, des couvertures, des réchauds, des lampes torches, des groupes électrogènes, des couches… « Dans les villages de montagne, il fait très froid. Cette nuit, nous avons relevé une température, à deux degrés. » Au Maroc, le convoi partira en direction de la région d’Amizmiz, à 60 kilomètres de Marrakech.  Pour accompagner leur projet, les amis ont reçu l’appui d’une association (Rennes-Adrar). « Tous les gens qui veulent participer à notre opération sont accueillis à bras ouverts. » Pour l’heure, ils ont organisé des collectes au centre Alma et à Maurepas. Le collectif a mis en place un site Internet d’entraide : https://maroc-hahc.com.

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