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en Ille-et-Vilaine : une croissance de la population portée par Rennes

Avec 1 109 232 habitants au 1er janvier 2023 (source INSEE), l’Ille-et-Vilaine confirme son expansion démographique. Le département gagne des habitants depuis plusieurs décennies, mais cette dynamique masque des évolutions très contrastées selon les territoires et les communes. Entre métropole rennaise en forte expansion, villes moyennes solides et communes rurales fragilisées, la carte démographique se redessine depuis des années. Tour d’horizon.

plus de la moitié des communes comptent moins de 1 000 habitants, soulignant un territoire encore largement rural,

Rennes et les grandes villes : une hiérarchie bien installée

Sans surprise, Rennes domine très largement le classement des communes les plus peuplées, avec 230 890 habitants. Elle devance très nettement Saint-Malo (47 439 habitants), seule commune du département à dépasser les 40 000 habitants hors métropole. Derrière, Fougères, Vitré, Bruz et Cesson-Sévigné composent un groupe de villes autour de 18 000 à 20 000 habitants. Cela illustre la montée en puissance de la première couronne rennaise.

Ces villes jouent un rôle clé dans l’attractivité du département, mais elles font aussi face à une pression croissante sur le logement et les infrastructures. Voici le classement : Rennes 230 890, Saint-Malo 47 439, Fougères 20 307, Vitré 19 365, Bruz 19 683, Cesson-Sévigné 18 761, Saint-Jacques-de-la-Lande 13 800, Betton 12 964, Pacé 11 703 et Chantepie 10 670. habitants.

Rennes pèse à elle seule autant que plusieurs villes réunies.

Un maillage territorial équilibré au-delà des grandes métropoles.

En dehors des grands pôles d’agglomération que constituent Rennes et Saint-Malo, l’Ille-et-Vilaine s’appuie sur un réseau dense de villes moyennes et de petites villes centres. Parmi elles, Fougères demeure la principale ville moyenne du département avec 20 307 habitants, devant Vitré qui en compte 19 365, confirmant son rôle de pôle économique et administratif à l’est du territoire. Plus au sud, Redon, avec 9 542 habitants, exerce une influence interrégionale à la frontière de la Bretagne et des Pays de la Loire.

Le département s’appuie en revanche sur un réseau dense de villes moyennes comprises entre 5 000 et 10 000 habitants

Le nord du département s’organise autour de villes plus modestes  comme Dol-de-Bretagne (5 829 habitants) ou Combourg (6 411 habitants), tandis que le sud et l’est reposent sur des collectivités telles que Bain-de-Bretagne (7 674 habitants), Janzé (8 649 habitants) ou encore Montfort-sur-Meu (6 810 habitants). À ces pôles s’ajoutent des petites villes et bourgs centres comme Retiers (4 566 habitants), La Guerche-de-Bretagne (4 554 habitants) ou Pipriac (3 859 habitants), qui assurent toutefois au quotidien l’accès aux services, aux commerces et à l’emploi pour de larges bassins de population.

Les plus petites communes : une ruralité toujours très présente

À l’autre extrémité du classement, l’Ille-et-Vilaine compte encore de nombreuses communes de très petite taille. Bléruais (97 habitants), Lanrigan (136) ou La Selle-Guerchaise (153) figurent parmi les moins peuplées. Ces communes illustrent une ruralité très présente. Parfois éloignée des grands axes et des bassins d’emploi, elles sont confrontées à des enjeux majeurs : le maintien des services publics, l’attractivité résidentielle, la vieillissement de la population et la dépendance accrue aux villes voisines. Voici les communes : Bléruais 97 – Lanrigan 136 – La Selle-Guerchaise 153 – Le Tiercent 199 – Trimer 205

Une ruralité fragile mais toujours vivante

Où la population augmente le plus : la métropole en moteur

Entre 2017 et 2023, la croissance démographique se concentre très largement autour de Rennes. La ville-centre gagne plus de 14 000 habitants en six ans. Mais plusieurs communes périphériques affichent aussi des progressions marquées : Liffré, Noyal-Châtillon-sur-Seiche, Chavagne ou Bourgbarré. Ces hausses s’expliquent principalement par le développement de nouveaux logements, l’arrivée de ménages jeunes et lles zones d’emploi. La périurbanisation reste donc un moteur puissant de la croissance départementale. Rennes +14 075, Liffré +1 730, Noyal-Châtillon-sur-Seiche +1 440,  Chavagne +694 et Bourgbarré +672

Rennes entraîne sa périphérie

 

Les communes en baisse : des fragilités bien identifiées

À l’inverse, certaines communes voient leur population reculer. Pont-Péan, Val-Couesnon, Beaucé ou Balazé enregistrent les baisses les plus marquées en effectifs. Ces diminutions s’expliquent souvent par un vieillissement de la population, un marché du logement peu renouvelé ou une attractivité économique plus faible. Elles posent la question du maintien des écoles, des commerces et des services de proximité. Pont-Péan –218,  Val-Couesnon –119, Beaucé –109, Balazé –66, Arbrissel –40

Autour de Rennes : une couronne urbaine désormais structurée

Dans un rayon d’environ 20 km autour de Rennes, plusieurs communes atteignent aujourd’hui le statut de véritables villes. Bruz, Cesson-Sévigné, Saint-Jacques-de-la-Lande, Betton, Pacé, Chantepie, Saint-Grégoire ou Le Rheu forment un ensemble urbain continu. Cette couronne rennaise concentre une grande partie de la croissance départementale et fonctionne de plus en plus comme une métropole élargie, avec ses propres centralités, zones d’activités et ses transports. Voici le classement : Bruz 19 683, Cesson-Sévigné 18 761, Saint-Jacques-de-la-Lande 13 800, Betton 12 964, Pacé 11 703, Chantepie 10 670, Saint-Grégoire 9 957,  Le Rheu 9 839 – Vern-sur-Seiche 8 207.

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