Après le drame de Crans-Montana : encore des établissements fermés
Après l’incendie meurtrier survenu à Crans-Montana, en Suisse, les autorités rennaises ont engagé un renforcement des contrôles de sécurité dans les discothèques et débits de boissons. Plusieurs opérations ont été menées depuis la mi-janvier par une commission de sécurité associant la ville de Rennes et la préfecture d’Ille-et-Vilaine. « Les établissements recevant du public sont soumis à des normes de sécurité incendie précises, dont le respect peut être contrôlé à tout moment par une commission de sécurité », rappellent la Ville et la préfecture dans un communiqué commun.
Pour l’arrondissement de Rennes, cette commission réunit des représentants du maire et du préfet, le service départemental d’incendie et de secours (SDIS), la direction départementale des territoires et de la mer (DDTM), ainsi que la police ou la gendarmerie nationale. Vendredi 23 janvier, la commission compétente a procédé à une nouvelle série de contrôles, dans la continuité de ceux menés le 15 janvier. À l’issue de cette opération, elle a rendu « à l’unanimité des avis défavorables à l’exploitation de quatre établissements », en raison de non-conformités aux normes de prévention du risque incendie. L’un d’eux a fait l’objet d’un arrêté municipal de fermeture immédiate, « en raison de l’importance des risques constatés ».
Il s’agit du Ti Koz, situé rue Saint-Guillaume dans l’ancienne maison dite du Guesclin. La commission a relevé « de nombreux motifs de non-conformité », portant notamment sur « les issues de secours, la présence de matières inflammables, l’absence de dispositif de vérification de la jauge et l’isolement au feu de certains espaces ». La réouverture de l’établissement ne pourra intervenir qu’après la réalisation de travaux de mise en conformité et l’obtention d’une autorisation délivrée par arrêté municipal. Lors de ce même contrôle du 23 janvier, un autre établissement a décidé, à l’issue de la visite, de suspendre immédiatement l’exploitation de son sous-sol en raison des risques identifiés par la commission, dans l’attente des aménagements nécessaires.
D’autres décisions avaient été prises lors de contrôles précédents, engagés dès la mi-janvier dans le sillage du drame de Crans-Montana. Le Le P’tit Vélo, situé place Saint-Michel, a ainsi choisi de ne plus accueillir de public dans sa salle en sous-sol après un premier contrôle pointant des non-conformités, notamment sur le système d’alarme incendie. Le Tio Paquito, bar latino installé place Rallier-du-Baty, a pour sa part fait l’objet d’un arrêté municipal de fermeture notifié à ses gérants le 16 janvier, à l’issue d’un contrôle antérieur. ces opérations vont se poursuivre dans les prochaines semaines, en particulier dans les établissements accueillant du public en sous-sol ou installés dans des bâtiments anciens, avec un objectif affiché : renforcer la sécurité et prévenir tout risque majeur pour le public.



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