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Antenne-relais à Orgères : la commune désavouée, Totem France obtient gain de cause

Le tribunal administratif de Rennes est revenu sur l’implantation d’une antenne-relais de téléphonie mobile portée par la SAS Totem France., à Orgères Dans un jugement rendu public le 29 janvier 2026, la juridiction annule l’arrêté municipal du 3 mars 2023 et la décision du 6 juin 2023 rejetant le recours gracieux. Il ordonne à la commune de délivrer une non-opposition dans un délai d’un mois.

Totem France avait déposé le 7 février 2023 une déclaration préalable pour ériger un relais sur une parcelle située au lieu-dit « Le Mortier — L’Hermitière ». Le maire avait refusé tout de go ! Motif invoqué, le projet contrevenait aux règles paysagères et aux dispositions permettant d’interdire un ouvrage portant atteinte aux lieux avoisinants. L’élu avait surtout retenu la hauteur du pylône (40 mètres) et « l’aspect brut des matériaux et de leurs teintes », considérant que cela n’autorisait pas une bonne insertion.

Le tribunal ne suit pas cette appréciation. Pour lui, le terrain ne présente pas de caractère paysager remarquable, relevant même qu’il est « dénué de tout intérêt ». Même si le site se situe en zone naturelle, il est installé près d’un entrepôt et dans un îlot de terres agricoles jouant un rôle d’espace « tampon ». Le lieu n’est pas non plus couvert par « un périmètre de protection d’éléments classés au titre de leur intérêt naturel ou patrimonial », ce qui réduit l’argument d’une atteinte sensible au paysage.

Le tribunal insiste ensuite sur le contexte géographique : l’ouvrage projeté serait moins haut que celui électrique voisin et comparable à un pylône de téléphonie déjà présent en face. Et les juges d’ajouter : l’impact visuel serait encore limité par des choix techniques et esthétiques : « structure en treillis (…) en acier galvanisé », pylône et armoires « de couleur grise » et clôture « de couleur verte ». Conséquence directe : l’arrêté d’opposition est annulé, tout comme le rejet du recours gracieux. La commune d’Orgères, partie perdante, est condamnée à verser 1 500 euros à Totem France au titre des frais de justice.

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