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Printemps Alma : l’opposition dénonce un manque d’anticipation

«L’annonce de la fermeture prochaine du magasin Printemps du centre commercial Alma constitue un choc pour notre territoire. Elle entraînera la suppression de nombreux emplois et impactera durablement l’écosystème commercial rennais», affirme le groupe Vivre Rennes dans un communiqué. Au niveau national, 229 postes sont concernés, dont «une cinquantaine directement à Rennes (auxquels s’ajoutent les salariés travaillant pour des marques partenaires). «Nous adressons avant toute chose notre soutien plein et entier à l’ensemble des salariés, qu’ils soient employés du Printemps, prestataires ou démonstrateurs, tous durement touchés par cette décision brutale.»

Mais très vite, le ton se durcit à l’égard de la majorité municipale et de l’adjoint au commerce, Sébastien Sémeril. «Se dire “surpris” ou “stupéfait” ne peut constituer une politique économique. Cette posture traduit surtout un manque d’anticipation et de dialogue avec les acteurs économiques », dénoncent les élus, alors même que la fermeture est envisagée à l’horizon 2026-2027. Selon eux, cette situation «démontre encore une fois la limite de politiciens professionnels qui ne comprennent pas les mécanismes du monde économique». Au passage, le groupe souligne un décalage dans le discours. «Depuis plusieurs années, la majorité municipale n’a cessé de multiplier les critiques à l’égard des acteurs privés, tout en se félicitant d’une prétendue attractivité commerciale du territoire.» Et d’ajouter : « aujourd’hui, la réalité les rattrape : la fermeture d’une enseigne historique, une perte d’emplois, une fragilisation de l’équilibre commercial. »

Pour Vivre Rennes, cette décision intervient à un moment clé. «Cette fermeture est un très mauvais signal en ce début de mandat municipal», estiment les élus. «Elle illustre les limites d’une politique qui n’a pas su accompagner les mutations du commerce (e-commerce, seconde main, fast fashion), ni soutenir durablement les grandes enseignes structurantes.» Face aux nouveaux défis (ralentissement durable de la consommation et une concurrence accrue), le groupe appelle à une inflexion claire. «Nous demandons à la majorité un changement de politique, une stratégie locale forte… qui fait aujourd’hui défaut.»

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